Les créateurs nous posent cette question presque à chaque premier rendez-vous. La réponse tient en une phrase : les deux structures protègent de la même façon, la différence se joue sur votre statut social et sur la manière dont vous voulez vous payer.

SASU : le président est assimilé salarié

Vous relevez du régime général, avec une protection sociale proche de celle d’un salarié (hors assurance chômage). Les cotisations sur votre rémunération sont élevées, mais si vous ne vous versez pas de salaire, vous ne payez rien. Les dividendes ne supportent pas de cotisations sociales. La SASU plaît aux dirigeants qui ont déjà une couverture par ailleurs, ou qui veulent se rémunérer surtout en dividendes.

EURL : le gérant associé unique est travailleur non salarié

Les cotisations sont nettement plus faibles pour une même rémunération nette, mais la protection l’est aussi, et des cotisations minimales sont dues même sans rémunération. Une partie des dividendes est soumise à cotisations. L’EURL convient aux dirigeants qui veulent se verser une rémunération régulière à moindre coût et acceptent de compléter leur prévoyance et leur retraite eux-mêmes.

Les autres critères

  • La souplesse des statuts : très large en SASU, encadrée par la loi en EURL.
  • L’entrée d’associés ou d’investisseurs : plus simple en SAS.
  • Le régime fiscal : IS par défaut dans les deux cas, option IR possible sous conditions.

Le bon choix dépend de votre situation personnelle (couverture existante, âge, projets) autant que du projet. Nous chiffrons les deux options sur votre rémunération cible avant de rédiger la moindre ligne de statuts.