« Je prends tout en dividendes, ça coûte moins cher. » C’est la phrase que nous entendons le plus souvent, et c’est rarement vrai sur la durée. Voici comment raisonner.

Le salaire

Il est déductible du résultat de la société, donc il réduit l’impôt sur les sociétés. Il ouvre des droits à la retraite, à la prévoyance et aux indemnités journalières. Son coût : les cotisations sociales, dont le niveau dépend de votre statut (assimilé salarié ou travailleur non salarié).

Les dividendes

Ils sont versés après impôt sur les sociétés, sur le bénéfice distribuable, une fois les comptes approuvés. Ils supportent la fiscalité des revenus de capitaux (prélèvement forfaitaire ou barème sur option) et, selon la structure, des cotisations sociales au-delà d’un certain montant. Ils n’ouvrent aucun droit social.

Le bon mélange

Dans la plupart des dossiers, l’optimum est un salaire qui valide des trimestres de retraite et une couverture correcte, complété par des dividendes quand le résultat le permet. Le point d’équilibre dépend de votre tranche d’imposition, de votre situation familiale, de votre âge et de ce que vous voulez protéger. Il bouge avec le résultat : nous le recalculons au moment du bilan, puis en cours d’année si l’activité change.

Deux pièges à éviter : se verser des dividendes sans réserve distribuable, et oublier que la trésorerie de la société n’est pas la vôtre tant que la décision de distribution n’est pas prise.