La micro-entreprise a un mérite immense : on la crée en une heure et on la gère en dix minutes par mois. Beaucoup de nos clients du 17e ont commencé ainsi. La question n’est donc pas « est-ce une bonne idée ? », mais « jusqu’à quand ? ».

Les trois signaux

Le chiffre d’affaires approche du plafond. Au-delà des seuils du régime, vous sortez de la micro-entreprise de toute façon : autant choisir le moment et la forme plutôt que de les subir.

Vos charges réelles dépassent l’abattement. La micro-entreprise ne déduit rien : elle applique un abattement forfaitaire. Si vous achetez du matériel, louez un local, payez de la sous-traitance, vos vraies charges sont probablement supérieures à ce forfait. Vous payez alors de l’impôt sur un bénéfice que vous n’avez pas.

Vous n’êtes plus seul. Un associé, un premier salarié, un investisseur : la micro-entreprise ne sait rien faire de tout cela.

Ce que change la société

Une EURL ou une SASU sépare votre patrimoine de celui de l’entreprise, permet de déduire les charges réelles, d’amortir les investissements, de choisir entre impôt sur les sociétés et impôt sur le revenu, et de vous rémunérer en salaire, en dividendes ou les deux. En contrepartie : une comptabilité complète, des comptes annuels, des assemblées.

Le bon timing

Le passage se prépare idéalement en fin d’exercice, pour ne pas couper une année en deux. Il suppose de chiffrer les deux scénarios sur douze mois : impôt, cotisations, coût de la structure. C’est un calcul que nous faisons régulièrement ; il tient sur une page et évite une décision prise sur une impression.

Vous hésitez ? Apportez-nous vos chiffres de l’année : nous vous dirons si la bascule vous fait gagner de l’argent, et à partir de quand.