Le prévisionnel est souvent réduit à un document pour la banque. C’est dommage : bien fait, c’est le tableau de bord de votre première année. Et c’est justement parce qu’il est crédible comme outil de pilotage qu’il convainc.

Ce que le banquier regarde

  • Les hypothèses de chiffre d’affaires, et d’où elles viennent : panier moyen, nombre de clients, saisonnalité, montée en charge. Un chiffre rond sorti de nulle part se voit tout de suite.
  • Le plan de financement : ce que coûte le démarrage (investissements, stock, trésorerie de départ) et comment c’est financé (apport, prêt, aides). L’apport personnel reste un signal fort.
  • Le plan de trésorerie mensuel : le point bas, et quand il arrive. C’est lui qui dit si le prêt est bien dimensionné.
  • La capacité de remboursement : le résultat avant amortissements couvre-t-il les échéances avec de la marge ?

Comment le construire

Partir des charges, qui sont certaines, avant le chiffre d’affaires, qui ne l’est pas. Chiffrer trois scénarios (prudent, attendu, favorable) et présenter le prudent. Intégrer la rémunération du dirigeant dès le départ : un prévisionnel où le fondateur ne se paie pas pendant deux ans n’est pas un plan, c’est un pari.

Après l’ouverture

Comparer chaque mois le réel au prévisionnel. Les écarts des trois premiers mois disent presque tout sur l’année. Le pôle audit et conseil construit le prévisionnel avec les créateurs et le suit avec eux la première année.