Le compte courant d’associé enregistre les sommes qu’un associé laisse à la disposition de la société : une avance de trésorerie, une rémunération non prélevée, des frais avancés. Simple et souple, à trois conditions.

Le formaliser

Une convention de compte courant, même courte, fixe le montant, la durée, la rémunération et les conditions de remboursement. Elle protège l’associé (c’est une créance sur la société) et la société (elle sait ce qu’elle doit). Dans certaines formes, elle relève des conventions réglementées à soumettre aux associés.

Le rémunérer, ou pas

Les intérêts versés à l’associé sont déductibles pour la société dans la limite d’un taux plafond publié chaque trimestre, et à condition que le capital soit entièrement libéré. Pour l’associé, ils sont imposés comme des revenus de capitaux. Beaucoup de dirigeants choisissent de ne pas rémunérer leur compte courant : c’est permis.

Ne jamais le laisser débiteur

Un associé personne physique n’a pas le droit d’emprunter à sa société : un compte courant débiteur (la société vous doit moins que vous ne lui devez) est un abus de biens sociaux dans une SA ou une SAS et, en toute hypothèse, un revenu distribué imposable. C’est l’un des premiers points qu’un vérificateur regarde.

Le rembourser

Sauf blocage convenu (souvent demandé par la banque), le compte courant est remboursable à tout moment, sans impôt, puisque c’est un prêt. C’est aussi un moyen propre de se verser de la trésorerie sans passer par un dividende.